Le blog de l'AMAP de Treillières

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Un million d'alternatives

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jeudi 20 février 2014

En lumière : la compagnie du GASE à Rezé

Nous encourageons et promouvons une belle initiative conduite sur Rezé depuis quelques temps : la création d'un GASE (Groupement d’Achat Service Epicerie).

Comme son nom l’indique, un GASE est un compromis entre un groupement achat et une épicerie. Cette épicerie autogérée sous le statut associatif a notamment pour objectifs :

  1. d'avoir accès à des denrées "sèches" (céréales, légumineuses, conserves...) de qualité, en local (quand c'est possible), à un prix abordable (on essaye), près de chez soi, en circuit court (si possible)
  2. de compléter efficacement le système des Amaps ou des marchés qui sont plus sur des produits frais
  3. de permettre à terme de ne plus mettre les pieds en grande surface
  4. d'avoir plus de maîtrise et d'informations sur ce qu'on mange, ce qu'on consomme et faire des choix par rapport à ça.

Voici un topo et l'historique de la compagnie du GASE à Rezé.
Pour tout contact : hossenlopp.melanie@gmail.com

Depuis décembre 2013, une quarantaine d’habitants de Rezé (et les environs) ont ouvert un Groupement d’Achat en Service Epicerie (GASE), autrement dit une coopérative alimentaire dans le quartier Pont Rousseau.
L’objectif ?
La création d’un GASE répond au besoin de se ré-approprier ses actes d’achat. À l’origine de ce projet, il y a la volonté de ne plus cautionner les agissements des multinationales de la chaîne agro-alimentaire et - logiquement - de s’organiser pour avoir accès à des produits « bons, justes et propres ». Si, pour les produits frais, de nombreuses alternatives aux grande surfaces existent (producteurs locaux présents sur les marchés, AMAP), pour les produits secs, l’achat en circuit court est plus difficile. C’est ce à quoi ils voulaient remédier.
Comment ?
Ils achètent à de petits producteurs, respectueux des éco-systèmes, de la terre et d’une éthique sociale des denrées en semi-gros, qu’ils stockent ensuite dans un local. Deux fois par semaine, ils s’organisent pour ouvrir ce local. Les adhérents viennent sur ces temps et achètent ce dont ils ont besoin (pas de pré-commande).
L’organisation et le fonctionnement de la coopérative sont complètement autogérés. Ce sont les adhérents qui choisissent les produits et organisent le fonctionnement de la coopérative, chaque membre apportant sa contribution. La recherche de producteur, les commandes des produits, leur réception, leur rangement, la comptabilité sont prises en charge par les adhérents. Pour organiser tout cela, ils se réunissent une fois par mois.

Mais le GASE n’est pas qu’une épicerie. Pour certains, c’est même un prétexte : un prétexte pour se rencontrer, pour échanger et débattre, pour se connaitre. C’est la base si l’on veut se rendre service, mutualiser des choses et créer de la solidarité au sein d'un quartier, d'un territoire.

mardi 11 février 2014

L'AMAP et la consommation responsable : jusqu'au bout de la logique avec le Comptoir des lys et Abonéobio

L'AMAP ouvre à ses membres la possibilité de donner une cohérence à leurs achats responsables en les élargissant aux produits quotidiens pour le corps et la maison (cosmétiques, soins du corps, d’entretien, ménagers etc).

Le Comptoir des lys et Abonébio nous fournissent en produits pour le corps, la maison et le jardin avec pédagogie, prix serrés et engagement sincère. Une commande groupée circule tous les 3 mois. Céline et Corentin prennent la peine de venir livrer les commandes au local.

Un article d'un supplément de Ouest-France (7 février 2014) dévoile une belle aventure.

Quand Jeanine Gabory, 71 ans, visite l'usine dirigée par son fils à Somloire (Maine-et-Loire), elle fait la bise une fois sur deux. C'est qu'elle est un peu chez elle, dans ce beau bâtiment où le bois s'est niché partout, où des parfums d'huiles essentielles nous devancent. C'est que l'entreprise, spécialisée dans les produits de nettoyage et cosmétiques bio - un des leaders en France - est un peu son quatrième enfant. « Il y avait mieux à faire »

Fille d'agriculteur, Jeanine a suivi les cours que l'on suivait alors, jeune fille dans cette terre de la Vendée militaire version angevine : des cours de couture. De fil en aiguille, elle se retrouve maman dès ses 20 ans. « Mais je rêvais d'autre chose », avoue-t-elle doucement, en retraçant au côté de Samuel, le premier de ses enfants, le chemin parcouru.

Le déclic arrive dans les années 70. Son mari, agriculteur, se reconvertit et devient commercial en compléments alimentaires pour animaux. Jeanine, elle, « bercée par une grand-mère proche de la nature et des fleurs » et allergique aux cosmétiques traditionnels, se lance dans la vente à domicile de la gamme spécialisée Rayonnor. « Peu à peu, tout en élevant mes enfants, j'ai commencé à recruter des vendeuses. Ça marchait bien. Mais il y avait mieux à faire. »

Le rêve prendra forme en 1983, d'abord dans le garage de la maison familiale, 9, rue des Mauges, au coeur de Somloire. « J'ai fait le tour de France pour trouver des produits sur base végétale. Et c'était parti ! À 42 ans. J'ai préparé ma gamme Fleur des Mauges et me suis lancée seule dans la vente en juillet 85. J'ai demandé au banquier de me financer, il m'a dit : « Le bio, ça ne rapportera jamais ! » »

L'entreprise, pourtant, se développe. Puis, au mitan des années 90, le rêve prend sa forme définitive avec l'irruption dans le jeu de son propre fils. Après des études d'animateur socioculturel et dix ans dans le tourisme en montagne, Samuel Gabory, « réconcilié avec le monde de l'entreprise » en organisant des séminaires, propose tout à trac à sa mère de l'aider. Un beau cadeau.

Ensuite ? L'entreprise décolle, laboure sa niche ; en 2000, Jeanine part en retraite et Samuel prend les commandes. En 2001, une dizaine de salariés accompagnent la création du Comptoir des lys, pour développer en magasins spécialisés (Biocoop et autres) la marque Étamine du Lys. Là aussi, un petit nom choisi par Jeanine, en référence aux fleurs et à une rivière de la région. Depuis, l'usine a été agrandie quatre fois. « Je suis admirative »

Quel bilan désormais ? Jeanine se dit « admirative de ce que Samuel a fait », « contente de voir que mon amour de l'environnement se poursuit », concluant : « Nous avons besoin de la nature et, au départ, je me sentais marginale. »

Quant à Samuel, il est visiblement fier du parcours de sa maman, qu'il a amplifié avec des salariés parfois très proches comme sa propre épouse (chargée de communication) ou un ami de maternelle, responsable administratif et financier.

L'avenir ? « Vous savez, dit-il, lui aussi avec douceur mais plus d'assurance, nous ne sommes pas des ayatollahs du bio. Mais je suis convaincu que la naturalité est un domaine d'avenir, au coeur des innovations de demain. Nous sommes devenus des spécialistes de l'univers de la santé et du bien-être et nous allons continuer à nous faire entendre dans le brouhaha du développement durable. » Allez, fin de la visite. Jeanine fait une dernière bise... Cette fois à son fils.

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mardi 8 janvier 2013

Incroyables Comestibles

Dans le dernier numéro (le n° 198) des 4 saisons du jardin bio, il y a un remarquable reportage, en rubrique 'Alternatives', sur un mouvement né à Todmorden, une petite ville du nord de l'Angleterre. Ce mouvement, c'est celui des Incroyables Comestibles (Incredible Edible). Il s'est fixé, au début, 3 principes : ne pas demander de subventions, ne pas demander la permission, tout faire bénévolement. L'objectif ? Changer le monde avec de la nourriture locale. Démarche fondée sur la participation citoyenne, les Incroyables Comestibles connaissent un succès impressionnant. À ce jour, ce sont 36 villes anglaises qui ont rejoint le mouvement et en France comme partout ailleurs, l'enthousiasme est massif. Un chiffre, pour bien apprécier l'enjeu : en 2018, Todmorden (16000 habitants) sera autosuffisante en nourriture.

www.incredible-edible.info

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